Un faubourg commerçant et industriel
L'activité commerciale est soutenue par les foires périodiques et par un port actif, qui se spécialise dans l'exportation des vins.
Plusieurs grandes hôtelleries sont ouvertes, sur la place de la Bilange, au départ de la rue Beaurepaire et tout au long de la rue Saint-Nicolas. Au bout de cette voie, près du Chardonnet, l'auberge du Mûrier est recommandée par les premiers guides touristiques. La rue Saint-Nicolas est aussi appelée " rue des Poêliers " et la rue Chanzy " rue des Potiers ", en raison du grand nombre de ces artisans.
Plus surprenant : ce faubourg devient la zone industrielle de la ville à cause de son port. De 1419 à 1431, un important atelier monétaire frappe des pièces au fond de l'actuelle boutique du fleuriste ( n° 30 ). Vers 1600, Jacques Lamy fond des cloches à la hauteur du n° 31. Une active raffinerie de sucre est implantée sur le port Saint-Nicolas par le marchand hollandais René Tinnebac. Elle fonctionne de 1669 à 1758, important de la mélasse depuis Nantes et la transformant en sucre roux et en sucre blanc. Au XVIIIe siècle, une raffinerie de salpêtre fonctionne en pleine ville, sur la place de la Bilange, entre la Loire et la rue de la Petite-Bilange. A partir du salpêtre récolté dans les caves de la région, elle fabrique une poudre noire d'excellente qualité. Et si explosive que les voisins s'inquiètent. C'est pourquoi Louis-Alexandre de Cessart construit un magasin à poudre situé à l'écart, sur la nouvelle levée du Chardonnet.